Aller au contenu
Mise en relation nationale avec un commissaire aux comptes inscrit contact@commissaires-comptes.fr · seuils à jour au septembre 2026
Commissaires aux Comptesobligation, mandat et désignation, France entière

Cadre légal vérifié, à jour au septembre 2026

Deux métiers que l’on confond : certifier les comptes, ou les tenir

Échange gratuit et sans engagement. Aucune revente de votre demande, aucun démarchage extérieur. Les seuils publiés sur ce site sont datés et renvoient à leur article.

La confusion est constante, et elle a une conséquence concrète : beaucoup de dirigeants demandent à leur expert-comptable de certifier leurs comptes, ce qu’il ne peut pas faire pour eux. La raison n’est pas corporatiste, elle est logique.

Celui qui établit, celui qui contrôle

L’expert-comptable tient la comptabilité : il enregistre, classe, établit les comptes annuels, prépare les déclarations. Sa mission est contractuelle, vous le choisissez, vous définissez ensemble l’étendue de son intervention, vous pouvez en changer.

Le commissaire aux comptes ne tient rien. Il certifie : il porte un jugement sur des comptes établis par quelqu’un d’autre, et exprime une opinion dans un rapport. Sa mission est légale, elle s’impose quand les conditions sont réunies, il est désigné en assemblée pour six exercices, et la société ne peut pas s’en séparer librement.

Ce qui sépare les deux missions
Expert-comptableCommissaire aux comptes
Ce qu’il faittient les comptes, les établitcertifie les comptes établis
Nature de la missioncontractuellelégale
Comment il arrivevous le choisissezdésigné en assemblée
Duréelibre, selon la missionsix exercices, parfois trois
Ce qu’il produitcomptes annuels, déclarationsun rapport et une opinion
Qui est destinatairel’entrepriseles associés et les tiers

Pourquoi le même professionnel ne peut pas faire les deux

Le risque d’auto-révision

Le code de déontologie de la profession exige que le commissaire aux comptes soit indépendant « en réalité et en apparence », et garantit « l’absence de risque d’autorévision conduisant le commissaire aux comptes à se prononcer ou à porter une appréciation sur des éléments résultant de missions ou de prestations fournies par lui-même » article 5 du code de déontologie.

Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes, annexe 8-1 du code de commerce, dans sa rédaction issue du décret n° 2026-176 du 11 mars 2026.

Formulé simplement : on ne peut pas contrôler son propre travail et prétendre porter sur lui un regard extérieur. Si le professionnel qui a passé les écritures est aussi celui qui atteste de leur régularité, l’attestation ne vaut plus rien, non pas parce qu’il serait malhonnête, mais parce que personne n’est bien placé pour repérer ses propres erreurs de jugement.

C’est pour cela que le commissaire aux comptes est désigné par l’assemblée et non par la direction, et que son rapport s’adresse aux associés et aux tiers plutôt qu’à l’entreprise qui le paie.


Une nuance de portée, souvent mal citée

Une précision s’impose, parce que beaucoup de pages affirment l’inverse. Il existe une liste de services interdits au commissaire aux comptes, mais elle ne vise que les entités d’intérêt public : le code de déontologie renvoie sur ce point à l’article L. 821-28 du code de commerce, lequel se réfère lui-même au règlement européen sur l’audit légal.

Hors entité d’intérêt public, cette liste de services interdits n’existe plus depuis le décret n° 2020-292 du 21 mars 2020 : l’encadrement passe désormais par une approche fondée sur l’identification des risques et des mesures de sauvegarde. Attention au contresens : la disparition de la liste n’autorise pas ces services. Elle déplace le contrôle sur le risque d’auto-révision, qui reste, lui, un principe de déontologie.


En pratique, deux interlocuteurs

Une société concernée par l’obligation a donc deux professionnels distincts : celui qui tient ses comptes toute l’année, et celui qui les certifie. Ce ne sont pas deux prestataires en concurrence, ils n’ont ni le même client final, ni le même livrable, ni le même calendrier.

Si vous ne savez pas encore si votre société est concernée, la réponse se trouve sur la page des seuils. Si elle l’est, la suite est la désignation.

Comment se déroule la mise en relation

Vous décrivez votre situation

Forme juridique, ordres de grandeur, opération en cours s’il y en a une.

La demande est qualifiée

Votre situation est rapprochée du cas de figure qui ouvre, ou non, une obligation de désignation.

Un professionnel inscrit vous répond

Il examine vos comptes réels, seule base sur laquelle l’obligation s’apprécie, et vous dit où vous en êtes.

Vous décidez, sans engagement

Aucune revente de votre demande, aucun démarchage extérieur, aucune inscription.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre les deux ?
L’expert-comptable tient la comptabilité et établit les comptes, dans une mission contractuelle. Le commissaire aux comptes certifie des comptes établis par un autre, dans une mission légale, et il est désigné en assemblée.
Mon expert-comptable peut-il certifier mes comptes ?
Pas chez le même client. Certifier des comptes qu’on a soi-même établis créerait un risque d’auto-révision, que le code de déontologie interdit : il exige l’absence de tout risque conduisant le commissaire à porter une appréciation sur des éléments résultant de ses propres prestations.
Un cabinet peut-il proposer les deux métiers ?
Un cabinet peut exercer les deux activités, mais pas les deux missions chez le même client. C’est le cumul sur un même dossier qui pose le problème d’indépendance.
Faut-il un commissaire aux comptes si on a déjà un expert-comptable ?
Les deux questions sont indépendantes. Avoir un expert-comptable ne dispense de rien : l’obligation de désigner un commissaire aux comptes dépend des seuils, de la forme sociale, de l’appartenance à un groupe ou du statut associatif.
La liste des services interdits s’applique-t-elle à ma société ?
Cette liste ne vise que les entités d’intérêt public. Hors de ce champ, elle n’existe plus depuis le décret n° 2020-292 du 21 mars 2020 : l’encadrement repose sur l’identification des risques et des mesures de sauvegarde, sans que cela autorise pour autant ces services.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Sources officielles vérifiées en septembre 2026.

Faire examiner votre cas par un professionnel inscrit

Ce site publie les seuils et les textes ; il ne rend aucun verdict. L’examen porte sur vos comptes réels.