Cadre légal vérifié, à jour au septembre 2026
Commissaire aux apports : la mission ponctuelle qui bloque une création
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Vous apportez un bien à votre société, matériel, véhicule, fonds de commerce, titres, plutôt que de l’argent. Au-delà de certains montants, sa valeur doit être appréciée par un commissaire aux apports. C’est une mission ponctuelle, distincte de l’audit annuel, et elle conditionne souvent une immatriculation ou une augmentation de capital.
Ce que le commissaire aux apports vérifie
Quand un associé apporte de l’argent, sa contribution se compte toute seule. Quand il apporte un bien, quelqu’un doit dire ce que ce bien vaut, et ce quelqu’un ne peut pas être uniquement celui qui l’apporte, sinon rien n’empêcherait de surévaluer un apport pour obtenir plus de parts que sa contribution réelle ne le justifie.
C’est tout le rôle du commissaire aux apports : apprécier la valeur des apports en nature, dans un rapport annexé aux statuts. Les autres associés savent ce qu’ils acceptent, et les tiers, créanciers, banques, savent ce que le capital représente réellement.
Cette mission n’a rien à voir avec l’audit annuel : elle ne suppose ni mandat de six exercices, ni rapport de certification des comptes. Elle ne dispense pas non plus de vérifier, séparément, si la société franchit les trois critères de désignation.
Les deux seuils qui déclenchent l’obligation
Une dispense à double condition, et elle est cumulative
Dans une société par actions simplifiée comme dans une société à responsabilité limitée, les associés peuvent décider à l’unanimité de se dispenser de commissaire aux apports lorsque aucun apport en nature n’excède 30 000 € et que la valeur totale des apports en nature non évalués n’excède pas la moitié du capital. Les deux conditions doivent être réunies : une seule qui manque, et le commissaire redevient obligatoire.
Article L. 227-1 du code de commerce pour la société par actions simplifiée, article L. 223-9 pour la société à responsabilité limitée.
Un exemple rend la règle lisible. Capital de 60 000 €, un seul apport en nature de 20 000 € : les deux conditions sont remplies, moins de 30 000 €, et moins de la moitié du capital, la dispense est possible. Même capital, mais un apport de 20 000 € et un autre de 15 000 € : chacun reste sous 30 000 €, mais le total de 35 000 € dépasse la moitié du capital, donc la dispense tombe.
La dispense n’est pas neutre
C’est le point que la plupart des pages passent sous silence, et c’est souvent celui qui fait choisir le commissaire. Se dispenser ne fait pas disparaître la question de la valeur : elle se déplace sur les associés.
Lorsqu’il n’y a pas eu de commissaire aux apports, ou lorsque la valeur retenue diffère de celle qu’il proposait, les associés sont solidairement responsables pendant cinq ans, à l’égard des tiers, de la valeur attribuée aux apports en nature. Si un créancier conteste et obtient gain de cause, ils répondent de l’écart entre la valeur déclarée et la valeur réelle, sur leur patrimoine.
Autrement dit, la dispense échange un coût certain et immédiat contre un risque diffus de cinq ans. C’est un arbitrage légitime, à condition d’y consentir en connaissance de cause.
Une mission ponctuelle, pas un mandat
Le commissaire aux apports n’est pas nommé pour six exercices : sa mission commence et s’achève avec l’opération. Elle ne rend pas la société dotée d’un commissaire aux comptes et ne change rien à la question des seuils de désignation, qui s’apprécie séparément.
Les opérations voisines suivent la même logique ponctuelle : passer en société par actions appelle un commissaire à la transformation, avec un objet différent, attester que les capitaux propres sont au moins égaux au capital social.
Comment se déroule la mise en relation
Vous décrivez votre situation
Forme juridique, ordres de grandeur, opération en cours s’il y en a une.
La demande est qualifiée
Votre situation est rapprochée du cas de figure qui ouvre, ou non, une obligation de désignation.
Un professionnel inscrit vous répond
Il examine vos comptes réels, seule base sur laquelle l’obligation s’apprécie, et vous dit où vous en êtes.
Vous décidez, sans engagement
Aucune revente de votre demande, aucun démarchage extérieur, aucune inscription.
Questions fréquentes
Quel est le seuil du commissaire aux apports ?
La dispense doit-elle être votée à l’unanimité ?
Que risque-t-on en se dispensant de commissaire aux apports ?
Est-ce la même chose qu’un commissaire aux comptes ?
Un apport de titres ou de fonds de commerce est-il concerné ?
Mis à jour le 12 septembre 2026. Sources officielles vérifiées en septembre 2026.
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